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Elles ouvrent les portes de la philanthropie en Suisse : les femmes qui se mobilisent pour l’Institut du Cerveau

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Dans les coulisses du dîner franco-suisse de l’Institut du Cerveau organisé à Genève le 29 septembre se trouve un comité de soutien composé de six femmes aux parcours très différents, réunies par une même conviction : les maladies du cerveau nous concernent tous, et la recherche est notre meilleur espoir pour y faire face.

Pour certaines, cet engagement est profondément personnel. La maladie de Charcot ou d’Alzheimer a marqué leur histoire familiale et leur a fait mesurer, au plus près, l’impact de ces maladies sur les patients comme sur leurs proches. Voir un être aimé perdre progressivement ses capacités, son autonomie, fait naître une forme d’impuissance — mais aussi la volonté d’agir. Soutenir la recherche devient alors une manière de contribuer, même modestement, à changer l’avenir.

Pour d’autres, l’engagement est né d’une rencontre : avec Olivier Goy, ambassadeur de l’Institut du Cerveau atteint de la maladie de Charcot, avec un médecin ou avec les chercheurs de l’Institut. Ces échanges ont permis de découvrir une recherche ambitieuse et une cause dont la portée dépasse largement ceux qui sont aujourd’hui directement concernés. « Les maladies du cerveau ne connaissent ni âge, ni origine, ni frontière », nous rappelle Mara Hank Moret.

 

Une philanthropie qui va bien au-delà du don

Cette mobilisation a permis de rappeler que la philanthropie ne se résume pas à un soutien financier. Elle repose sur le temps que l’on donne, les réseaux que l’on ouvre, les personnes que l’on convainc et la capacité à transmettre une conviction.

Au fil des mois, les membres du comité ont ainsi contribué à réunir des invités, des partenaires et des lots d’exception. Ce qui les a particulièrement marquées ? L’élan de générosité suscité dès lors que le sens de la cause est compris. Artistes, entreprises, amis et membres de leurs réseaux ont souhaité contribuer à leur manière.

« Rejoindre un comité de soutien, c’est amplifier la portée d’un message, créer une dynamique, rassembler des énergies et permettre à chacun de contribuer, à son échelle, à une avancée qui profitera au plus grand nombre. « 

Solène Porcherot

La force d’un collectif

Si cette mobilisation a pris une telle ampleur, c’est aussi grâce à la diversité du comité. Des personnalités, des expériences et des réseaux différents, mais une même direction. Cette complémentarité a permis de faire émerger davantage d’idées, de toucher des publics différents et de donner à l’événement un véritable ancrage local.

« Lorsque chaque personne apporte sa singularité — son réseau, ses compétences, son regard — dans une direction partagée, l’impact est démultiplié. Ce n’est pas la somme des contributions individuelles qui compte, c’est la synergie qu’elles créent. Voir cela à l’œuvre, concrètement, pour une cause aussi essentielle, c’est à la fois émouvant et porteur d’une vraie espérance. « 

Séverine Cantoia

Donner à la recherche les moyens d’aller plus loin

Au-delà du dîner du 29 septembre, c’est donc une vision de la philanthropie qui se dessine : une philanthropie qui rassemble et qui crée des passerelles entre une institution scientifique et une communauté de mécènes, de partenaires et de citoyens engagés.

Pour les membres du comité, soutenir l’Institut du Cerveau revient à donner aux chercheurs les moyens de mieux comprendre les maladies neurodégénératives et de faire progresser la prévention, le diagnostic et les traitements. Face au vieillissement de la population, ces enjeux concerneront un nombre croissant de familles.

Soutenir la recherche, c’est donc contribuer à repousser des frontières qui concernent chacun d’entre nous. « Chaque soutien compte. Il n’y a pas de petit don. » rappelle Véronique De Kepper, qui est aussi membre du Comité de Campagne de l’Institut.

Car derrière cette soirée genevoise se trouve une conviction partagée : lorsque des femmes et des hommes mettent leur temps, leurs ressources, leurs réseaux et leur énergie au service d’une même cause, leur impact dépasse largement celui qu’ils pourraient avoir individuellement.

Soutenir la recherche aujourd’hui, c’est contribuer à construire l’avenir de millions de patients et de leurs proches.

 

Membres du comité de soutien :

Laura Bohbot

Séverine Cantoia

Véronique De Kepper

Mara Hank

Aude Oltramare

Solène Porcherot