Propriété intellectuelle et brevets à l’Institut du Cerveau
Protéger les découvertes pour mieux les transformer en innovations

Pour qu’une découverte scientifique puisse devenir une innovation, elle doit pouvoir être protégée et développée pour ensuite être mise à disposition des patients. C’est tout l’enjeu de la propriété intellectuelle, qui constitue un maillon essentiel de la stratégie d’innovation de l’Institut du Cerveau.
Un brevet permet de protéger une invention et de créer les conditions nécessaires à sa valorisation : développement industriel, conclusion de licences ou encore création de startups. Sans protection adaptée, une découverte peut difficilement franchir les étapes qui la séparent du patient.
Protéger une découverte suppose d’intervenir au bon moment. Une publication ou une divulgation trop précoce d’un résultat de recherche peut compromettre sa brevetabilité. L’Institut du Cerveau mène ainsi un important travail de sensibilisation auprès des chercheurs pour concilier les impératifs de la recherche – partager les connaissances et publier les résultats – avec ceux de la valorisation.
Cette dynamique s’est notamment renforcée depuis 2025 avec l’intégration au sein de la Direction de l’innovation d’un ingénieur brevet, Omar El Kalamouni. Sa mission : accompagner les chercheurs dans la protection de leurs découvertes en étant proche et réactif pour mieux les conseiller sur les voix de valorisation possibles, et la stratégie de protection à mettre en place.
« En 2025, l’Institut franchit un cap stratégique : reprendre en main ses brevets pour mieux transformer ses découvertes en innovation. »
![]()
Omar El Kalamouni
Ingénieur Brevets
Un portefeuille au service de l’innovation
Cette stratégie s’inscrit dans une dynamique construite depuis la création de l’Institut. L’Institut du Cerveau est aujourd’hui copropriétaire de 116 familles de brevets. Au cours des cinq dernières années, 28 demandes prioritaires ont été déposées par l’Institut.
Aujourd’hui, son portefeuille actif compte 27 familles de brevets, dont 16 font l’objet d’une licence ou sont destinées à des startups issues des travaux des chercheurs de l’Institut, actuellement accompagnées par le startup studio NeurAL.
Nous pouvons citer l’exemple de CicaNeuro, une société fondée à partir de travaux menés par des chercheurs de l’Institut du Cerveau. Le projet vise à transformer des composés dérivés d’antibiotiques en molécules neuroprotectrices, notamment pour ralentir la progression de la maladie de Parkinson. Les premières molécules issues de ces travaux ont ainsi montré des effets prometteurs dans des modèles expérimentaux. CicaNeuro exploitera trois familles de brevets détenues par l’institut du Cerveau protégeant ces molécules.
Protéger les découvertes, c’est ainsi donner aux chercheurs les moyens de faire franchir à leurs travaux les étapes qui séparent une découverte en laboratoire d’une potentielle application au bénéfice des patients.
Pour approfondir
Voir tout